Vision Énergie
Démarche participative
Consultation publique sur le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE)
La transition énergétique s’accompagne d’enjeux économiques et énergétiques importants : comment optimiser l’utilisation des ressources et du territoire, assurer la compétitivité des entreprises, maintenir des coûts abordables pour les ménages et orienter les investissements vers des solutions durables? Comment assurer la sécurité et la résilience énergétiques? Le PGIRE tentera de répondre à ces grandes questions. Il orientera les choix énergétiques et économiques du Québec pour les 25 prochaines années. La consultation publique sur le PGIRE vise à guider les décisions futures. Nous vous invitons à influencer l’avenir énergétique du Québec en participant à cette consultation.
En savoir plus sur le PGIRE
Le PGIRE constitue un outil de gouvernance clé qui guidera, jusqu’en 2050, la transition du Québec vers un système énergétique plus efficace, résilient et décarboné.
Il étudiera toutes les sources d’énergie et visera à favoriser le développement énergétique et économique, selon divers scénarios de croissance de la demande et de bouquets énergétiques (combinaison d’énergies variées) pouvant y répondre.
Le PGIRE poursuit plusieurs objectifs principaux :
- Offrir un portrait clair et actuel de la situation énergétique.
- Proposer le meilleur bouquet énergétique pour répondre aux besoins actuels et futurs de toutes les clientèles (résidentiel, commercial, institutionnel et industriel).
- Présenter les investissements requis et les retombées économiques.
- Fixer des orientations à respecter ainsi que des objectifs et des cibles à atteindre en matière d’énergie et d’efficacité et de sobriété énergétiques.
- Assurer une cohérence entre les dimensions énergétique, économique, climatique et sociale.
Il s’agit d’un cadre évolutif qui sera mis à jour tous les six ans pour tenir compte des avancées technologiques, des changements réglementaires et des nouvelles données sur la consommation et la production d’énergie.
Le dépôt final du premier PGIRE est prévu au plus tard le 1er avril 2026.
La mise en œuvre du PGIRE reposera sur une gouvernance partagée entre le gouvernement du Québec, les distributeurs d’énergie et la Régie de l’énergie. Le gouvernement assurera la coordination générale du plan, le suivi de sa mise en œuvre et son arrimage avec les politiques gouvernementales en matière d’environnement et d’économie.
Le PGIRE est établi en cohérence avec la politique-cadre sur les changements climatiques (Plan pour une économie verte [PEV] 2030). Une fois qu’il sera finalisé et que les cibles énergétiques seront déterminées, nous nous assurerons que les mesures prévues au plan de mise en œuvre du PEV 2030 concordent avec les orientations du PGIRE, notamment en ce qui a trait à la sobriété et à l’efficacité énergétiques. Les distributeurs d’énergie (Hydro-Québec, Enbridge Gas, Énergir) seront quant à eux responsables de proposer des plans d’approvisionnement cohérents avec la trajectoire établie par le PGIRE, sous la supervision de la Régie de l’énergie. La Régie de l’énergie devra pour sa part, dans l’exercice de ses fonctions et de ses pouvoirs, respecter les orientations du PGIRE et permettre l’atteinte de ses cibles et de ses objectifs. Ensemble, ces institutions veillent à la cohérence de l’exercice de planification stratégique qu’est le PGIRE.
Exploration des futurs énergétiques possibles
Tout au long de la tournée Vision énergie, de nombreuses perspectives ont été exprimées, donnant lieu à plusieurs visions possibles de l’avenir énergétique du Québec. L’élaboration du PGIRE s’appuie sur un exercice exploratoire qui cherche à saisir et à analyser ces différents futurs.
Les scénarios du PGIRE présentent plusieurs avenues possibles. Ils reflètent divers choix collectifs en matière d’innovation, de consommation d’énergie, d’approvisionnement et de développement économique. En combinant des scénarios portant sur la demande et sur l’offre, il est possible de comparer plusieurs projections, selon les compromis à faire entre l’économie, le climat et la sécurité énergétique. Ces analyses guideront les orientations gouvernementales et nourriront la réflexion sur le Québec de demain.
Consulter les scénarios énergétiques.
Constats principaux qui ressortent des travaux exploratoires
Pour réussir sa transition énergétique tout en créant de la richesse, le Québec pourra s’appuyer sur l’approche « réduire, produire et séquestrer ». En effet, les constats qui émanent des scénarios explorés montrent qu’il faudra réduire les besoins énergétiques à la source, produire plus d’énergie propre pour décarboner l’économie et séquestrer ou utiliser des émissions pour compenser le carbone résiduel.
Besoins énergétiques
Sur le plan des besoins énergétiques, les scénarios explorés confirment la nécessité d’orienter la trajectoire de demande pour éviter une hausse à laquelle le Québec ne serait pas en mesure de répondre. Il sera important d’encourager la réduction de la demande, notamment en valorisant le grand potentiel d’efficacité énergétique.
L’électrification des transports et des bâtiments permet de diminuer considérablement les besoins énergétiques de ces secteurs, démontrant que les technologies actuelles permettent d’accomplir une grande part de la transition énergétique. Par exemple, la consommation d’énergie des bâtiments pourrait être maîtrisée en recourant aux thermopompes, à la rénovation écoénergétique et à la complémentarité gaz-électricité.
Autonomie énergétique
La plupart des scénarios explorés démontrent que la transition vers un système décarboné renforcera l’autonomie énergétique. Cela s’explique par le développement massif de l’électricité, de l’hydrogène et des bioénergies, qui accroît la production locale et soutient la résilience du territoire.
Diversification du bouquet énergétique
Le maintien de l’électricité comme pilier central de notre système énergétique se confirme dans tous les scénarios. On constate tout de même que, pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, il sera essentiel de s’appuyer également sur les bioénergies et, dans une moindre mesure, sur l’hydrogène faible en carbone. De nouvelles solutions énergétiques devront également prendre de l’ampleur, par exemple les réseaux de chaleur (alimentés par la biomasse et la chaleur résiduelle) et la géothermie. L’utilisation et le maintien des réseaux énergétiques existants contribueront à atteindre les objectifs de transition énergétique.
Certains produits pétroliers pourraient persister, notamment le carburant d’aviation, ce qui met en évidence l’importance d’appuyer les innovations technologiques, telles que le captage et le stockage de carbone, pour compléter notre décarbonation.
Moyens de production d’énergie
L’augmentation de la capacité de production électrique est incontournable pour accompagner la montée en puissance des usages électrifiés. La décarbonation de l’économie s’accompagne, dans tous les scénarios explorés, d’un ajout de sources de production stables, comme l’hydroélectricité et le nucléaire, mais aussi d’une progression soutenue de l’éolien et de la contribution du solaire.
La production de bioénergies croît fortement, portée par la valorisation des résidus agricoles et forestiers. L’hydrogène ressort comme solution pour des usages précis et difficilement électrifiables.
Efficacité et flexibilité énergétiques
Les scénarios explorés mettent à contribution l’efficacité énergétique et différents moyens de flexibilité pour ajuster la production, la distribution et la consommation d’électricité et répondre aux fluctuations de la demande et de l’offre sur le réseau électrique. Ils sont essentiels pour limiter les besoins en nouvelles capacités de production électrique.
L’efficacité énergétique permet de diminuer à la base l’énergie nécessaire pour satisfaire un besoin. Les gains d’efficacité pourraient combler plus de 16 % de la demande énergétique totale à l’horizon 2050, mais cela requiert des investissements importants dans tous les secteurs, en particulier dans les bâtiments.
Pour diminuer la demande électrique en chauffage et atténuer les pics de consommation hivernale, les moyens les plus efficaces sont les thermopompes, les mesures de rénovation et la biénergie (combinaison d’électricité et d’un autre combustible, comme le gaz naturel renouvelable). Le stockage d’énergie et le renforcement de la gestion de la demande sont pour leur part incontournables pour gérer les fluctuations de la demande et de l’offre sur le réseau électrique et assurer la stabilité et l’intégration des énergies renouvelables intermittentes, comme le solaire et l’éolien.
Répondre au questionnaire de consultation
Vos réponses au questionnaire permettront de comparer les différentes options envisagées pour l’avenir énergétique du Québec ainsi que de mieux comprendre ce qui est important pour les répondants (les Québécois et Québécoises), d’évaluer ce qui est réaliste et ce qui doit être amélioré de même que les conditions à réunir pour que le PGIRE soit applicable. Ces informations serviront à prendre des décisions éclairées et à faire des choix correspondant aux attentes de la population et ralliant le plus grand nombre.
Il est aussi possible de transmettre un mémoire à l’adresse consultation.energie@economie.gouv.qc.ca. Veuillez noter que la date limite pour ce faire est le 30 janvier 2026.